Amadeus

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L’histoire

Amadeus raconte l’histoire de jalousie qu’ Antonio Salieri, le compositeur de la Cour de Vienne porte sur Wolfgang Amadeus Mozart. Après avoir découvert la musique de Mozart, Salieri comprend qu’il n’atteindra jamais le niveau de génie de ce jeune homme arrogant et paillard. Lui, qui a tout sacrifié pour arriver jusqu’aux hautes sphères, voit d’un mauvais oeil l’ascension de ce musicien. Il décide de lui mettre des bâtons dans les roues et élabore une stratégie ignoble qui mènera le jeune compositeur à sa perte.

Le renouveau des grands classiques hollywoodiens

Fin des années 70, les grands studios américains ont perdu leur pouvoir de décision et de création face à de jeunes réalisateurs tel que Spielberg, Coppola, Lucas, Scorsese qui chamboulent la façon de produire les films. Amadeus s’inscrit dans la période hollywoodienne où la volonté des producteurs est de créer à nouveau de grands films qui entreront dans le panthéon des classiques. Toutefois, celui-ci a été tourné hors des Etats-Unis avec pour seul producteur un dénommé Saul Zaentz et un réalisateur immigré du nom de Milos Forman.

Le producteur

Saul Zaentz

Saul Zaentz, le producteur, n’a pas tout de suite travaillé dans le milieu du cinéma. Il a commencé une carrière dans la musique. Grâce aux royalties des droits des oeuvres qu’il a produites, il engrange énormément d’argent et devient multimillionnaire. Il investit alors une partie de sa fortune en produisant des films mais en mettant un point d’honneur bien particulier: se focaliser sur une seul long métrage à la fois. Il peut se le permettre vue sa fortune. Zaentz produira en tout est pour tout 10 films qui cumuleront 34 nominations aux Oscars comptant quelques chefs d’oeuvres: « Vol au dessus d’un nid de coucou », Moquisto coast (Peter Weir) , le seigneur des anneaux (Peter Jackson) et le patient anglais ( Anthony Minghella)

Le réalisateur

Milos Forman dirigeant Tom Hulce (Mozart) sur le plateau

Milos Forman est un réalisateur tchèque immigré aux Etats-Unis depuis l’invasion soviétique de la Tchécoslovaquie en 1968. Il quitte son pays natal en raison de ses opinions politiques et de son opposition au régime communiste. Hollywood va lui tendre la main et en une décennie, il deviendra incontournable. Saul Zaentz est de ceux qui lui confie la réalisation d’une de ses productions » Vol au dessus d’un nid de coucou ». Cette collaboration se solde par un triomphe aux oscars avec 5 récompenses en 1977. Voulant renouer avec le réalisateur, Saul emmène Milos voir la pièce Amadeus écrite par le dramaturge Anglais Peter Shaffer. Parti avec les pieds de plomb, il en reviendra avec l’envie d’en faire un film. Cependant, Saul tempère son enthousiasme en lui expliquant que Mozart n’est pas assez présent dans la pièce ainsi que sa musique.

Le scénario

La pièce ne pouvant être transposée telle qu’elle, le producteur et le réalisateur s’entendent pour écrire une toute autre histoire avec la collaboration de Shaffer. Ils partent alors de l’origine non du nom de Mozart ou Wolfgang mais bien d’Amadeus qui veut dire « aimé de Dieu ». L’histoire tournera autour de la question de la créativité et des ses origines, de sa part d’inexplicable et sa beauté mystique. Qui d’autre que Dieu aurait donné un talent si grand à ce Petit Autrichien paillard, braillard au rire insupportable ? Une question que le pieux Salieri ne peut résoudre.

Deux inconnus pour deux célébrités

Tom Hulce interprétant Mozart
F. Murray Abraham interprétant Salieri

Pour trouver l’intégralité du casting, Milos Forman organisera pas loin de 1400 auditions sur un an. Des stars de l’époque telle que Mark Hamill, Mel Gibson se bousculent au portillon mais aucun ne convient. Le réalisateur, face à l’impasse du casting, se rend compte d’une évidence. Les différents portraits de Mozart ne se ressemblent pas et donc qu’il était une personne tout à fait « banale ». Il choisi alors le jeune Américain Tom Hulce pour le rôle de Mozart, idéalement inconnu. Pour jouer son antagoniste, Salieri, le choix s’est porté sur F. Murray Abraham après qu’il aie participé à une audition dans laquelle il donnait simplement la réplique. Il y avait une résonance toute particulière pour le comédien puisqu’il peinait beaucoup à trouver du travail et pensait comme le personnage que son talent serait pas découvert à cause de son entourage.

Les deux acteur composent tous deux une grande partition de comédien. La dernier scène où Mozart dicte sa musique à Salieri est une master class. D’une simplicité de mise en scène, elle déploie une telle force alors qu’il n’y a aucune action. Simplement un échange. Mais quel échange , lourd de toute la symbolique du film où l’un dénué de talent essaye de comprendre celui de l’autre sans qu’il en soit conscient.

Un tournage sous haute surveillance

Pour la reconstitution de l’époque, la production devait se diriger vers une ville qui garder encore les traces du passé. Seules trois répondaient aux exigences dont Prague où Milos avait passé une partie de sa vie. La ville conservait bien mieux l’architecture du dix-huitième siècle que les deux autres. Quinze avant après avoir été chassé de son pays, le réalisateur revient chez lui non sans heurts. Comme la production dépensait beaucoup d’argent, le considéré traître était de nouveau le bienvenu mais surveillé par la police communiste qui s’infiltrait partout sur le tournage.

Où voir le film

Vous pouvez découvrir le film en streaming sur Prime Vidéo à 4,99 € ou Arte boutique moyennant 7,99 €. Mais comme à mon habitude et étant un grand fervent du support physique, je ne peux que vous conseiller de le découvrir en Blu-ray . L’image et le son sont d’une qualité irréprochable alors que le film a bientôt 40 ans. Pour avoir un avant goût du film, la bande annonce est visible sur Youtube en cliquant ici.

Making of

Vous pouvez découvrir le making of du film en version originale d’une qualité médiocre mais qui demande à être vu pour ton cinéphile qui se respecte en cliquant sur le lien:

https://www.youtube.com/watch?v=skTpAngaMPg

Les 7 secrets de tournage

  1. Tom Hulce (Mozart) et F. Murray Abraham (Salieri) sont tous les deux nominés dans la catégorie meilleur acteur. C’est le deuxième qui gagna la statue.
  2. La séquence où Mozart présente Don Giovanni a été tournée dans l’opéra où la pièce avait eu lieu deux siècles plus tôt créant une vive émotion sur la plateau.
  3. Ce même l’opéra n’avait subi aucune modification depuis 200 ans, il était une véritable poudrière avec des conduites de gaz. L’équipe prit un énorme risque en éclairant le décor avec des milliers de bougies installées sous le dôme de bois
  4. Le clavecin sur lequel Tom Hulce faisait semblant de jouer ne produisait aucun son. Et pourtant, selon l’avis d’un expert , l’acteur ne se trompait jamais sur la position de ses doigt, même lors de la fameuse scène où Mozart joue à l’envers !
  5. Suite au succès du film, la B. O. du film Amadeus se vendait plus que les disques de Madonna.
  6. Deux version existent du film dont une proposant 20 minutes en plus. Cette version permet de comprendre pourquoi Constance éprouve de l’animosité envers Salieri.
  7. Le film rapportera 8 Oscars à la cérémonie de 1984 dont meilleur film, meilleur réalisateur.

Petite note personnelle

J’ai découvert Amadeus grâce à un ami qui m’avait offert le film en VHS à l’occasion de mon anniversaire. Depuis, j’ai acheté chaque version qui sortait: dvd, dvd collector ( avec 2 CD de la bande originale ) jusqu’à sa version Blu-ray actuelle. Le film appartient à la catégorie de films que je ne pourrais me lasser de regarder. La performance des acteurs, le niveau de la mise en scène et la musique omniprésente de Mozart mise en situation donnent ce que l’on appelle communément un grand film chef d’oeuvre du cinéma.

Dans un tout autre genre, je vous invite à découvrir le plus thriller urbain des années 2000 : Collateral

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